QUAI D'ORSAY

RÉSUMÉ :

Alexandre Taillard de Vorms est un esprit puissant, guerroyant avec l’appui de la Sainte Trinité des concepts diplomatiques : légitimité, lucidité et efficacité. Il y pourfend les néoconservateurs américains, les russes corrompus et les chinois cupides. Le monde a beau ne pas mériter la grandeur d’âme de la France, son art se sent à l’étroit enfermé dans l’hexagone. Le jeune Arthur Vlaminck, jeune diplômé de l’ENA, est embauché en tant que chargé du “langage” au ministère des Affaires Étrangères. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il apprendre à composer avec la susceptibilité et l’entourage du prince, se faire une place entre le directeur de cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d’Orsay où le stress, l’ambition et les coups fourrés ne sont pas rares... Alors qu’il entrevoit le destin du monde, il est menacé par l’inertie des technocrates.

 

 

CRITIQUE :

Un film alléchant, qui promettait une plongée dans le pouvoir et qui change des autres films où on voit principalement les coulisses de L'Elysée. Là, c'est le Ministère des Affaires Etrangères qui est mis en avant... et tout ce qui va avec : la mécanique bien huilée d'un ministère qui ressemble à une ruche, avec sa reine au milieu qui doit être partout.

 

Le postulat de départ était bon, et on s'attendait à rentrer dans les méandres d'une institution où la machine bien huillée s'enraye et provoque des situations exceptionnelles où on voit le personnage principal d'Arthur, perdu dans ce microcosme et essayer d'en découdre avec les coups fourrés, les lieutenants qui veulent être calife à la place du calife et autres rebondissements.

 

Hélas, on ne reste que spectateur extérieur d'un docu-fiction qui montre comment ça se passe de réunion en réunion, de prise de décision en caprices du ministre avec ses stabilos, et quelques gags amusants avec les portes ou encore quelques comiques de situations.

Certains personnages sont un peu fouillés, comme celui de Niels Arestrup, qui joue avec son côté cynique et règle les problèmes dans l'ombre. Mais on aurait aimé voir une histoire qui évolue plus sur le personnage d'Arthur, qui entre en fonction, se bat pour faire sa place et...

 

Ben, y a pas de "Et...", malheureusement. La suite n'est qu'une succession de cas d'affaires étrangères où chacun doit tenir sa place, le tout entrecoupé d'écrans d'inter-scènes, qui montrent des citations d'Héraclite (philosophe grec). Ce découpage en séquence ponctué de citations etait-il bien nécessaire ?

 

Un film qui annonçait un gros potentiel, dans un cadre très sympa, mais qui reste simplement à ne traiter que du sujet à la surface.

2 étoiles

 

 

 

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